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Martinique
Quelles ques soient les prétentions des éditeurs de programmes informatiques, les données que manipulent les programmes ne leur appartiennent pas. Vos données sont à vous et vous devez à tout moment pouvoir y accéder.
Le programme n'est pas là pour prendre en otage les données de l'utilisateur. Un programme qui enregistre les données sous un format qui ne peut être pratiquement ou légalement utilisé par un autre logiciel est une entrave à la liberté de l'utilisateur.
Le maître mot de l'informatique des mois et années à venir est l'interopérabilité. Il s'agit d'un enjeu majeur pour tous les utilisateurs. On pourrait dire que le fait de pouvoir opérer sur des données à partir de logiciels différents est encore plus important que la liberté du code informatique pour assurer la liberté de l'utilisateur.
L'interopérabilité ne peut se développer pleinement qu'en reposant sur des standards ouverts. Le web présente déjà de nombreux exemples de tels standards. Le langage HTML des pages web, le format des e-mail sont des standards ouverts qui garantissent que depuis un poste sous MacOS, sous Windows, sous un Unix ou sous GNU/Linux vous pourrez accéder aux informations qu'ils véhiculent et échanger ces informations avec tous les autres utilisateurs.
Ils sont nombreux, nous pouvons citer
Les exemples ne manquent hélas pas de logiciels abandonnés par les éditeurs et qui laissent l'utilisateur sans recours. Ou les logiciels qui changent de format de données à chaque version vous obligeant à acheter la mise à jour sous peine de ne plus pouvoir lire les documents produits avec des versions plus récentes !
Les logiciels libres utilisent des formats libres (même si parfois ils savent décripter certains formats propriétaires pour pouvoir interopérer avec eux).
Ceci est d'ailleurs pris en compte par le gouvernement puisqu'on lit dans Le Journal Officiel n° 143 du 22 juin 2004 qui publie la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique (référence NOR: ECOX0200175L) au Titre Ier (De la liberté de communication en ligne), Chapitre Ier (La communication au public en ligne), Article 4 :
On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre.